Jour 30 : Chengdu

metro chengduJe prends le métro pour me déplacer en centre ville à Chengdu. Il se sont pas avare sur les panneaux :)

Mon squat

Je suis réveillé assez tôt par les sons de la toilette du papa avec ses forts raclements de gorges. Un bref petit déjeuner, je range mon sac. Il faut faire propre, vu que je squatte la pièce commune qui sert aussi à recevoir les visiteurs de la Friends House.

Vers 10h je pars pour retrouver Jessica en centre-ville, afin de visiter un des « nouveaux quartiers anciens » de la ville. Il s’agit de rues d’un vieux quartier du centre reconstruit à l’ancienne et converti en trois rues touristiques.

tourisme chengduStatue d’une tibétaine dans une rue touristique de Chengdu.

Le tourisme chinois

Après des années de destruction des « maisons pagodes » traditionnelles, remplacées par des immeubles modernes et des tours, on les redécouvre en Chine et l’on construit des répliques de « maisons pagodes », avec le confort mais les habitants d’avant sont partis en périphérie et ont fait place aux boutiques pour touristes.

A côté de cela, on voit bien que les traductions anglaises sont juste là pour faire bien dans la communication locale, avec cinq fautes toutes les deux lignes, entres autres des “e” pris pour des “c” comme si c’était recopié par quelqu’un qui ne connaît pas du tout l’alphabet latin.

Gastronomie

Jessica m’offre des gâteaux à la rose, typiques du Hunan voisin, sa province d’origine.
Plus tard, elle m’invite dans un des restaurants du quartier, à la présentation soignée. Un repas aux plats traditionnels du Sichuan. Nous dégustons d’abord, de bons morceaux de lapin qui baignent littéralement dans une soupe de piments frais rouges et verts. Vient un autre plat, de grenouilles aux piments secs rouges et au fameux poivre de la province. C’est un savant mélange d’épices. Passé l’anesthésie locale, au bout d’un moment ma bouche commence à s’habituer et à trouver du goût aux aliments mais mon estomac lui annonce la limite.

Gastronomie Sichuan ChengduC’est bon mais c’est chaud, l’estomac annonce la limite.

Rues commerçantes

Nous continuons l’après-midi par un tour dans la rue où se concentrent les galeries commerciales vestimentaires du centre-ville. Des centres commerciaux les uns à côté des autres, des centaines de magasins et de marques de vêtements et des dizaines de milliers de personnes.

mode chengduC’est même pas les soldes ; une foule dense et un vacarme produit par les vendeurs des boutiques.

Les chinois sont les champions pour inventer des noms de marques et des slogans qui sonnent occidentaux, souvent français pour les produits cosmétiques. Le prix comique du jour revient à la lotion contre l’acné de la marque “Pucelle” :) Désolé, je n’ai pas pu faire la photo, interdite par le vigile ! Le jeans pour homme, “Dike Long” n’est pas en reste.

mode chengduQuelques marques “locales”.

Je commence à être fatigué, je regagne la station de métro pour aller me reposer un peu à la Friends House avant de ressortir plus tard le soir.

Sans relâche

Sur ce, Julie, accompagnée de Linda, m’appelle pour qu’on se retrouve à cette même station pour aller dîner :) Julie et Linda ont fini leurs études récemment. Julie travaillait pour un magasine anglophone et maintenant pour une marque européenne de produits alimentaires. Linda, épouse de pilote de ligne aérienne hésite à être femme au foyer.

Repos pour l’estomac, puisqu’on m’a laissé le choix, j’ai dit cuisson vapeur plutôt que hot-pot. Pour un plat français ce serait épicé mais en comparaison des autres plats locaux, ça ne l’est pas. Il y a un peu de tout dans cette cuisson vapeur, des légumes, quelques morceaux de viande et surtout de l’excellent poisson.

Gastronomie Sichuan ChengduDans le “wok” de ce soir. La gastronomie du Sichuan se veut la meilleur de Chine.

Cela nous fournit l’occasion de discuter des habitudes alimentaires en France, du type de cuisine, de la durée des repas, des heures d’ouverture des magasins, du choix du vin mais aussi des originalités vestimentaires et stylistiques chinoises, des métiers et carrières en Chine, du fossé qui se creuse entre les métiers du tertiaire et les autres.

Le rêve et la réalité capitaliste

J’ai été étonné lors des discussions par le nombre de jeunes chinois qui voudraient quitter leur emploi, à cause du stress ou du nombre excessif d’heures supplémentaires mais qui ne le font pas sous le poids de la pression sociale, de la peur de ne pas retrouver “un aussi bon poste”, du manque de moyens pour réaliser leurs rêves quelques semaines ou quelques mois.

Le repas terminé, nous nous rendons en taxi dans un autre quartier reconstruit. Style légèrement différent, avec un petit lac, non loin du fleuve qui traverse la ville. Dans cette ville pourtant réputée pour sa « dolce vita », où l’on prend le temps de vivre et d’apprécier la bonne cuisine, la frénésie des villes modernes a pris le dessus et c’est la guerre pour avoir un taxi, on grimpe dans le taxi alors que le client précédent n’est pas encore sorti !

Une grosse journée tire à sa fin

De là pour rejoindre le métro c’est une bonne marche.

Dans le métro, un simple “You’re welcome” suffit à donner le sourire à une hôtesse qui s’est risquée à un “Thank you”.

Encore une petite marche mais je commence à trouver la journée longue. Je rentre, c’est la maman qui m’ouvre. Les jeunes ne sont pas là.

Je ressens la fatigue. Je suis dans les starting-blocks pour la nuit. J’ai relâché la pression des étapes précédentes.

Lire la suite : De Chengdu vers … Chengdu

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