Jour 29 : En route pour Chengdu

Petite course matinale:)

Le départ matinal pour Emeishan, de l’autre occupante de la chambre me réveille une première fois à 5h30 pendant un moment. Finalement je dors jusqu’à 8h00 ! C’est un peu l’heure limite.

J’ai quelques opérations à réaliser par internet avant de partir, ce qui me fait manquer un passage du bus vers la gare. Il part sous mon nez. J’attends presque une demi-heure avant le départ du bus suivant.

J’arrive à la gare avec quarante minutes d’avance, ce qui est suffisant mais j’ai moins de marge qu’à mon habitude et je ne peux aller faire quelques courses avant de prendre le train. Je mangerai correctement en arrivant à Chengdu.

Dans le train

Comme toujours, il y a un peu de cohue mais Emei est une petite station. Je me dirige vers l’étage inférieur d’un wagon à deux étages. C’est étrange de se retrouver en dessous du niveau du quai. J’ai déjà pris des TER mais c’est tout de même différent ;).

Mes voisins de banquette dans le train ne parlent pas anglais. Pour établir un semblant de communication, être poli, je leur montre mon topo en chinois. Nous échangeons deux phrases sur ma course à Emei. Ensuite, j’ai l’occasion de finir un chapitre de mon Dickens.

Arrivée à Chengdu, à l’heure, tous les passagers de mon wagon descendent.

On notera, une fois encore, la parfaite ponctualité des trains chinois, d’autant plus remarquable au regard des distances !

Trouver où dormir !

Une fois sorti de la gare, j’appelle mon hôte… qui me pose un lapin : il me dit qu’il ne sera pas en ville aujourd’hui ni demain :-/

Heureusement, j’ai des plans de secours, d’autres hôtes qui peuvent m’héberger sans problème.

Me repérer dans le métro et dans les rues devient assez facile. En revanche, je ne connaissais pas le système de numérotation des allées et des magasins, ce qui m’a fait me balader un peu avant de trouver mon repère pour les jours qui suivent.

Chengdu supermarketMon repas dans le “restaurant” de rue.

Enfin le repas

Mon barda déposé, je pars enfin en quête d’un repas. Le “restaurant” de rue, à l’entrée de l’allée, semble faire l’affaire, une assiettée de légumes divers avec quelques morceaux de viande ou tofu, un bol de riz, le tout en moins de trois minutes, tout juste 11 yuan et c’est bon. J’ai choisi avec précaution des plats peu épicés relativement à la cuisine locale.
Le ventre rempli, il est maintenant raisonnable d’aller dans un supermarché, dix minutes à pied, faire les courses de nourriture pour les jours qui viennent.

Le tour au supermarché, sociologique

Je fais le tour de tout le magasin, de tous les rayons. Malgré mon repas récent j’ai envie d’acheter tout le magasin, enfin presque.

Dans toute bonne expérience scientifique, on ne fait varier qu’un paramètre à la fois pour observer les effets et changements induits. Avec cette grande surface d’origine française on peut noter beaucoup de choses :

- Le nombre d’assistants à l’achat présents, conséquent en Chine, maintenant réduit à néant en France ;

Chengdu supermarketIl n’y a que deux clientes, toutes les autres personnes sont des assistantes de vente ou des représentants de marques.

- Toujours des pieds de poulets, vendus avec des photos de mannequins sur les emballages ;

Chengdu supermarketLe pied de poulet vendu sous toute forme de packaging.

- Le rayon poissons avec des poissons très frais, en fait il y a une vingtaine d’aquariums et le poisson y est péché pour le client !

Chengdu supermarketBeaucoup d’animaux sont vendu vivants ; même en supermarché on trouve de nombreux aquariums pour les poissons.

- Le rayon des épices est énorme, avec des montagnes de poivres et de piments. Il en va de même avec le rayon du riz.

Chengdu supermarketPoivres et piments du Sichuan, la région de Chengdu, sont réputés.

- Il y a encore plus de fruits exotiques, frais et en quantité ;
- Des œufs, vendus au détail dans un simple sac plastique
- Un rayon laitage qui fait son apparition à grand renfort de promotion et d’animation de vente.

J’ai voulu payer par carte bancaire. Ma carte n’était pas signée. Il a fallu appeler la chef des caisses pour que je me déplace jusqu’à la caisse central pour pouvoir composer le code de ma carte.

Et je reviens avec un sac de commissions plein à craquer. J’ai faim :) Rien ne sera perdu, je passe encore quelques jours à Chengdu où les quelques produits frais peuvent être conservés au réfrigérateur, puis j’aurai deux jours de train.

Nouvelles rencontres

Les courses terminées, je pars à la rencontre d’un contact en ville. En fait, je n’ai pas la moindre idée de qui je vais rencontrer, j’ai lancé plusieurs messages par internet à tous mes contacts sur la ville et je reçois là une réponse par SMS sur mon numéro chinois.

Finalement c’est Jessica, une chinoise qui travaille dans le secteur bancaire, style très occidental classique, qui se propose pour me faire découvrir le « hot-pot » de Chengdu. Malheureusement je n’ai pas beaucoup de temps pour faire une énorme queue dans un des restaurants réputés et nous choisissons un plat similaire mais plus rapide dans un restaurant voisin.

Chengdu hot potPlat typique de la région de Chengdu ; un mélange de viandes et poissons frais dans un bouillon très épicé.

En effet, un moment plus tard je dois rejoindre mes hôtes, chez eux, pour participer à une soirée de pratique de la langue anglaise. Mes hôtes donnent des cours d’anglais et organisent à leur domicile, leur lieu de travail, des soirées à thème en anglais.

Ce soir il y a une présentation sur la traduction des sous-titres des séries anglophones et l’amélioration de son anglais dans ce processus ; puis des discussions libres où je présente un de mes derniers voyages, celui à l’origine de mon projet en Chine.

La soirée terminée, au lit, enfin sur le canapé, je tombe de fatigue.

Lire la suite : Jour 30 Chengdu

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