Jour 26 : Dans le train vers Emei

train emei shanHalte à la gare de Chengdu.

Une nuit complète

J’ai plutôt passé une bonne nuit, un peu secoué à l’approche des gares dans les circuits d’aiguillages mais j’ai l’impression d’être reposé.

Dans ces compartiments, on a un contrôle sur le volume de la radio/TV du coup j’ai pu l’éteindre avant de me coucher. Comme nous n’étions pas en approche du terminus ou de notre arrêt personne n’est venu nous réveiller pour procéder à l’échange des billets.

Si bien que j’ai pu dormir jusqu’à 7h et traîner dans ma couchette jusqu’à 8h. Je prends en petit déjeuner un des pains que j’ai acheté la veille.

Infrastructure sans modération

Dehors, les paysages le long du fleuve défilent doucement. On y voit quelques petites parcelles de cultures, ici et là des industries et des chantiers pharaoniques. De grands tronçons d’autoroute suspendue sans aucun véhicule encore.

train emei shanDes ouvrages énormes sans usagers sont visibles tout au long du voyage.

Un long voyage tranquille

Je comprends pourquoi le voyage prends dix-neuf heures. En plus de l’éloignement et de la faible vitesse de pointe du train, celui-ci ralentit ou carrément s’arrête plusieurs fois en chemin en dehors des gares. Ce train de type K n’est pas un train prioritaire.

Enfin les cabines “soft” sont confortables et j’ai l’occasion de développer mes connaissances visuelles en Kung-Fu avec un film interminable qui passe à la TV de la cabine.

Comme la plupart des occupants du wagon, je vais légèrement prolonger ma nuit.

L’arabe en Chine

Vers midi, je mange dans le couloir un de mes “pains musulmans”. Passant par-là, trois jeunes chinois essayaient de me parler en arabe – leur première langue, si bien que certains parlent un chinois difficilement compréhensible aux dires de ma camarade d’hier. Malheureusement mon arabe se limite aux exclamations et vulgarités que j’entendais à l’école, peu recommandable pour entamer même un semblant de discussion. Coïncidence, alors que j’essaye de voir dans quelle ville le train vient de s’arrêter, mon GPS totalement dans les choux me situe au sud de l’Algérie.

xian pain musulmanUn pain musulman acheté à Xi’an.

Les heures et les kilomètres défilent

Le trajet continue doucement, de champs en petites villes. Sur les bords de la voie on peut observer la population de villages entiers contribuer aux travaux ferroviaires, femmes et plus vieux compris. Dans les champs on voit des jeunes paysannes en habits de ville en train de s’occuper de nouvelles pousses.

train emei shanDes cultures le long de la voie ferroviaire entre Xi’an et Emei.

Enfin à Emei ! Le train arrive à l’heure.

Je pensais trouver un grand village mais, comme ailleurs, c’est une ville en pleine expansion qui en a pris la place. On y construit même une gare pour les trains à grande vitesse, sans doute sur le modèle touristique de Hua Shan. Les grandes chaînes d’hôtel sont déjà là.

A la sortie de la gare, je trouve facilement le bus qui doit me conduire à proximité de l’auberge. Et l’auberge elle-même est facile à trouver.

Dans le bus, je suis étonné, presque la moitié des passagers ne connaît pas le tarif.

A l’auberge

Toute la communication et décoration de l’auberge est rédigée dans un bon anglais mais des trois employées aucune ne le parle. J’arrive malgré tout à faire un check-in pour les trois nuits. Je n’avais payé ma réservation que pour une nuit et la veille de mon arrivée (pour cause de visa) ; j’avais envoyé un mail pour changer mes dates et j’avais eu confirmation mais il faut croire que c’est passé à la trappe. Enfin ce changement n’était pas vraiment un problème, j’ai l’impression d’être le seul client de l’auberge.

Je pensais avoir quitté les moustiques en quittant Xi’an. C’est pire ! Il y en a de toutes les tailles !

A peine étais-je arrivé que la cuisinière de l’auberge m’a tendu la carte. Je vais tout de même voir si je trouve à manger pour moins cher et peut être meilleur qu’à l’auberge.

Ensuite, viendra le rituel de préparation de mon sac, pour demain. Demain : Emei shan ! Un sacré morceau :).

Manger dans les rues de ce quartier

Finalement je sors de l’auberge et je vais faire un tour dans le quartier. Celui-ci est exclusivement touristique (de tourisme chinois) au pied de la montagne. Le bus qui va au centre-ville ne tourne plus, il s’arrête à 19h.

De ce fait, c’est un peu le panier de crabes et les tarifs des plats sont excessifs, environ trois fois plus cher que dans les autres villes et, j’imagine, qu’au centre-ville de Emei.
Pour le coup, c’est frais ! On voit beaucoup de poissons dans des aquariums prêts à être cuisinés et les légumes frais sont présentés sur l’étalage.

Emei shanL’étalage d’un restaurant, tout est frais, poissons, volailles, légumes…

Sur ce, je croise un couple de jeunes français en quête de repas. Finalement nous en arrivons à la même conclusion : autant manger à l’auberge pour le même prix, c’est plus pratique. Nous allons manger à leur auberge, dans la rue parallèle à la mienne. Résultat, c’est un peu moins cher mais cuisiné à l’occidentale. Le couple sympathique vient de Brest et commence un voyage entre Chine, Inde et Australie.

Il est temps que je dorme, 23h00, demain le réveil est à 5h50.

Lire la suite : Jour 27 Emei Shan

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