Jour 25 : Xi’an sous un autre angle

Xi'an foodAu petit dejeuné ce plat traditionnel de “pain dur” et bouillons variés.

Une pincée de culture traditionnelle

Mon jour “supplémentaire” me donne l’occasion de rencontrer une autre habitante de la ville, diplômée en lettres et civilisation chinoise – malheureusement avec un anglais parlé léger. J’ai rendez-vous avec elle à 10h. Au programme, une visite du quartier des galeries de peinture.

On y voit de nombreux styles de peinture, du traditionnel au plus moderne en passant par la calligraphie. Les peintures et le quartier sont intéressants, c’est assez calme dans la matinée. Je ne sais pas si c’est le quartier mais les toiles semblent destinées à un public très restreint, avec un prix de base de 5000€ pour les plus petites et simples.

Je termine la matinée avec un thé noir servi dans un style traditionnel (versé en un nombre précis de fois, dans des tasses et récipients tout aussi précis et la décoration de circonstance).

Je fais mes devoirs

L’après-midi, je fais mon possible pour rédiger et poster une partie des comptes-rendus des jours précédents. Avec quelques intermèdes, discussions sociologiques sur la Chine et son voisin indien, avec mes anciens voisins de chambre – la chinoise avec qui j’ai passé la journée d’hier et un jeune canadien qui a beaucoup voyagé en Asie et particulièrement en Chine.

Je continue mon édition en ligne et un peu plus tard je les retrouve pour aller dîner assez tôt avant mon départ.

Biang-Biang

Nous allons dans un restaurant connu du Canadien, qui connaît Xi’an comme sa poche. Ce soir on mange un autre plat typique de Xi’an, les nouilles Biang-Biang, qui sont au moins aussi connues pour leur goût et leur forme (très large) que pour leur nom ; le caractère Biang étant le plus compliqué des signes chinois avec plus de 50 traits le composant. Et c’était bon.

Sur le trajet retour vers l’auberge où je dois récupérer mon gros sac avant de partir, nous faisons un détour par une rue alimentaire du quartier musulman pour acheter des pains pour mon long trajet.

Biang-biangBiang-Biang, nouilles traditionnelles de Xi’an.

Nouveau voyage en train

Un deuxième au revoir aux personnes de ma chambrée – qui m’attendent toutes dans une heure :) – et je prends le bus qui mène à la gare.

J’arrive avec une bonne heure d’avance. Cette fois je passe le premier filtre et je me retrouve rapidement dans la cohue habituelle des longs trains de type K, T et même sans lettre.

Plus de cinquante minutes avant le passage du train, des agents de la gare remuent le « troupeau » pour que les passagers assis et couchés, dans les allées du hall d’attente pour ce train, se lèvent et se tiennent prêts à embarquer. J’observe tout ça depuis le bord de la salle, légèrement à l’écart du tumulte et de la chaleur.
Au fait, en parlant de chaleur, la vague de froid des derniers jours est passée et aujourd’hui il faisait beau et plutôt chaud (à moins que ce soit une vague de chaud ?) le ciel semblait même bleu !

L’embarquement est un mouvement de foule dont je me tiens bien à l’écart. Tout le monde aura largement le temps d’embarquer mais les plus rustres ou moins habitués à prendre le train se pressent comme pour être au premier rang d’un concert. On voit de tout parmi les passagers. Certains doivent retourner loin et partent avec couette, papier toilette, d’énormes sac de riz remplis d’autre chose. L’éloignement se retrouve au niveau des visages typés.

Emei trainMes voisins de cabine.

Une fois à bord du train, sans avoir couru ni m’être fait écraser, je me rends vers ma cabine, que je vais partager avec un chinois dans sa fin de quarantaine et ses parents. Ils se rendent loin également, à la frontière entre le Hunan et le Sichuan.

Un peu de confort

Autant que possible, pour les longs trajets comprenant une nuit, j’ai pris des places en cabine dites “soft”. Au niveau du lit la différence n’est pas évidente, en revanche on gagne en confort du fait qu’il s’agit d’une cabine de quatre lits (dans lesquels on peut se tenir assis) et non de six lits un peu plus étroits entre deux cloisons.
Encore une fois le train part avec deux minutes d’avance !

Peu de temps après le départ, une des agents vient échanger notre billet (qui permet normalement de sortir de la gare) pour une carte correspondant à la couchette.

Je vais essayer de dormir rapidement car demain il est fort probable que la radio du train, si ce n’est un des agents, réveille tout le monde à 6h.

Lire la suite : Jour 26 Dans le train vers Emei

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>