Jour 18 et 19 : Zhengzhou, express vers Huashan

Vers Hua Shan, trainTrain à grande vitesse pour Hua Shan.

Jour 18 : derrière le clavier à Zhengzhou

Mes hôtes sont partis travailler. Je vais passer la journée derrière l’ordinateur pour vous relater tout ça, sauvegarder des photos…

Dehors il fait gris et froid (incroyablement froid par rapport à la température d’hier ; 15C de moins) et il tombe des goutes de temps en temps.

A midi j’avale un bol de nouilles et je me remets au travail.

Vers 17h30 Li Yan rentre, je lui cède le poste et je continue sur l’iPhone. Je télécharge des cartes complémentaires (hors ligne) des prochaines étapes (villes comprises).

A 19h30 Yu Lei rentre et nous partons manger (en fait ils mangent toujours à l’extérieur, même le petit déjeuner). Nous devions nous rendre dans un restaurant Coréen mais les bouchons nous font changer de plan et nous allons dans un restaurant qui fait de la cuisine du sud, non épicée. Et c’est bon :).

Vers Hua Shan, trainCuisson vapeur de très bon goût.

En rentrant je reprends l’édition (très sommaire, juste pour poster malgré le débit) du texte et de quelques photos.

Il est déjà très tard, 2h30 du matin au moins. Je vais pour me coucher mais je me dis que je devrais profiter de la connexion internet pour confirmer la localisation de mon hôtel du lendemain. Je ne retrouve qu’une partie de l’information et j’ai beau fouiller la carte Google (qui est vraisemblablement loin d’être à jour) et chercher le nom de l’hôtel d’après la photo, rien y fait.

Demain il fera jour, il est 3h45, il devient urgent de dormir !

Jour 19 : Express pour Huashan

7h15, le réveil sonne et me réveille. Ouh ! La nuit a été très courte :-/

La maman de mon hôte, la dame que j’avais vue surveillant l’entreprise depuis sa chaise à bascule, vit avec le couple. Elle reste toutefois très discrète. Je la croise dans le couloir où je constate que la « poignée-serrure » de sa chambre est coincée, lui rendant celle-ci inaccessible. J’y remédie vite fait bien fait, à sa grande satisfaction.

Ça y est, je me souviens où est ma réservation d’hôtel avec l’adresse et le numéro de téléphone ! Un SMS dans mon téléphone chinois. :-/

Impossible de trouver le lieu sur une carte avec l’adresse. C’est un hôtel d’une chaîne américaine connue, Yu Lei me note l’adresse sur un bout de papier. Cette fois je prendrai peut être un taxi.
Il est 7h50, soit grand temps de partir pour la gare. Elle n’est pas très loin ; théoriquement à moins de dix minutes mais c’est compter sans les bouchons de la ville.

Li Yan se démène au volant de la Cooper S, pour que j’attrape mon train, comme dans une course poursuite cinématographique avec le taxi de devant.

Nous arrivons finalement à la gare à 8h35 et ce n’est pas trop tôt ! Le temps de passer les contrôles, d’aller en salle d’attente, j’arrive au début de l’embarquement.

Le train à grande vitesse

Il n’y a que huit wagons dans ce convoi de type D, moderne à grande vitesse. Ce train est spacieux, confortable, bénéficie d’affichage donnant les arrêts ainsi que la température, 22°C dans le wagon 4 ; 12°C température extérieure en partant de Zhengzhou (il fait bien plus froid que lors de ma course à Song Shan), la vitesse de croisière : 236km/h, tout en douceur ; ça change des 110km/h des trains K que j’ai pris jusque-là et que je prendrais pour rentrer à Beijing :-/.

Vers Hua Shan, trainUne hôtesse dans le train à grande vitesse vers Hua Shan.

Il y a également des hôtesses pour veiller au confort des passagers et aux opérations diverses. Il y a même des messages vocaux en anglais (avec des fautes :) ).

Pas de repos mais une rencontre

Impossible de dormir dans ce train, les arrêts sont fréquents, avec chaque fois plusieurs annonces et des mouvements. Si je m’endors avec ça, je n’entendrais pas plus mon réveil.

Nous passons par cinq gares avant mon arrêt, toutes dans des villes déjà grandes et en pleine expansion, piquées de nombreuses tours de vingt à trente étages existantes ou en construction.

En guise de petit-déjeuner, j’ai 50cl de boisson protéinée et des biscuits au sésame riches en tout.

A gérer, dès que j’arrive à Hua Shan : j’ai des rougeurs désagréables sur le mollet gauche. Je ne sais pas si ce sont des piqûres d’insectes ou une plante mais ça a tout d’une réaction allergique.
Un moment avant l’arrivée, je prépare mon adresse d’hôtel. Ma voisine, une guide touristique chinoise avec qui j’ai été serviable, me demande où je vais. Tout aussi gentiment, elle me désigne le Fleuve Jaune quand nous passons à côté. Un instant plus tard, via traducteur électronique, elle me propose de me déposer à mon hôtel, ce que j’accepte.

Grâce à ses bons soins, son taxi m’arrête juste en face de l’hôtel.

Hua Shan, trainDéposé en taxi juste devant mon hôtel ; gracieusement par ma voisine de train.

Un hôtel américain…

Hôtel d’une chaîne américaine, certes, mais les hôtesses de la réception ne parlent pas le moindre mot d’anglais, elles ne savent même pas lire un passeport ! Je dois leur montrer où est mon nom. Au moins conservent-elles le sourire. J’utilise tout mon chinois ; connaître les chiffres sous toutes leurs formes (écrite en chiffre, idéogrammes, à l’oral et sur une main) m’est une fois de plus précieux.
A la décharge des hôtesses, ici à la ville de Huashan, ne viennent pas de touristes. Il n’y a même pas d’auberge et très peu de petits hôtels ouverts aux étrangers. La ville est à 30mn de train rapide de Xi’an. Surprenant pour un hôtel : il n’y a pas le wifi !

Il est tout juste midi je fais une grosse sieste jusqu’à 15h30.

Hua Shan, hotelUn lit à l’occidental ou presque, de temps en temps c’est agréable :).

Je me réveille, pas trop fatigué et le moral au top :).

Je mange une grosse brioche que m’avait offerte Yu Lei avant de partir et je m’apprête à sortir.

J’adore mes Keen

Au fait, vous ai-je parlé de mes pieds ? Après déjà 170km de course et des dizaines d’heures de marches. Mes pieds, ils vont bien :). Et j’adore mes chaussures. Ces Keen A86 TR j’ai beau les porter tous les jours, faire de longues distances avec de considérables dénivelées, j’ai toujours l’impression d’enfiler des chaussons confortables.

KEEN ATR86Mes KEEN comme neuves et je me sens dedans comme dans des chaussons.

Transaction refusée

Il est temps que je fasse un tour à la tirelire. Je ne prends que des montants pour deux semaines (j’ai prix un forfait sur les transactions à l’étranger) et viennent se greffer quelques dépenses non comptées. Étrange sensation quand la banque de la poste chinoise refuse d’exécuter la transaction. Je réalise alors que je ne peux retirer d’argent que dans les banques nationales (CIBC) ; il y en a partout, il fallait juste le savoir !

Hua Shan, trainEn sortant de l’hôtel on a la vue sur le massif de Huashan, c’est exceptionnel, grâce à la pluie du matin.

Au supermarché

Je continue mon petit tour à pied de la ville de Hua Shan et rentre dans un supermarché de quartier. Je vois plein de légumes sympathiques à cuisiner, de nouilles diverses, de sauces… Les chinois sont amateurs de pieds de poulet, il y a un rayon qui y est dédié. Je trouve des épices originales, je profite de l’occasion pour en prendre quelques sachets même si ça va occuper pas mal de place dans le gros sac. J’achète aussi quelques pâtisseries et fruits au détail. Les vendeuses de détail veulent toujours m’en vendre davantage.

Hua Shan, trainUn petit supermarché à Huashan, on y vend de tout et surtout des produits qu’on ne trouve pas en France.

La Chine change

Ce n’est pas une surprise mais ça fait bizarre. Un épisode qui illustre que la Chine change progressivement de système de valeurs : un respectable vieillard est à la caisse pour acheter six piles. Il prend le temps d’un vieillard… La jeune caissière qui me voit arriver avec mon panier rempli presse le vieil homme. Celui-ci n’apprécie pas la remarque et le fait savoir mais la jeune caissière insiste. Le ton monte vite et fort. La caissière ne lâchant rien ni les vendeuses alentour, le vieux en appelle à la direction. Pas même de la direction le vieil homme n’obtiendra raison ! Un scénario inimaginable il y a quelques temps, sur des valeurs aussi fondamentales.

Hua Shan, train Sur les murs de la ville, des slogans, des poèmes et de nombreuses illustration à vocation d’éducation civique.

Hua Shan, trainIl est très vilain ce méchant garçon.

Danses traditionnelles

Quand je sors du supermarché c’est l’heure des danses et autres activités rythmiques et physiques de groupe. Autant la ville n’est pas grande, autant j’y vois les plus grands rassemblements de personnes participant à ces activités, quasi exclusivement féminines (sauf pour les yoga, taichi). Quelques hommes plus âgés se placent sur les bords des groupes pour exécuter timidement les chorégraphies.

Hua Shan, trainDe nombreux groupes dansent les chorégraphies qui gardent vaillant.

L’urbanisme de Hua Shan

Finalement sur le terrain, la carte n’est pas si fausse, pour une fois. Hua Shan, à l’origine, était un massif montagneux avec des villages à son pied. En Chine on voit grand. Une grande rue, deux fois trois voies, pas moins. Une parallèle et quelques perpendiculaires entre, au Sud, pour quelques temps encore, des champs qui, sans le moindre doute, seront plantés de tours d’ici peu. Le centre de la ville animée se trouve plus au Nord. Entre la gare de train à grande vitesse et la première perpendiculaire.

Préparation pour demain

Je prépare mon sac et je trouve la carte de la ville que j’avais imprimée et dessus la localisation précise de l’hôtel ! Je ne serais pas aller plus vite ;-)

Toute la journée, il a fait frais, avec du vent et quelques gouttes. Demain il devrait faire beau mais venteux et froid. Dans le sac je prends toutes les couches !

Dodo ! il est 22h30 j’ai du “sommeil en retard” et demain, même si j’ai repoussé un peu l’horaire de réveil, je me lève à 5h50 pour découvrir la merveilleuse Hua Shan !

Lire la suite : Jour 20 Hua Shan

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