Jour 16 : De Tai’an à Zhengzhou

Surprises au départ

Les mouvements dans la chambre m’ont réveillé bien avant la sonnerie. Je me prépare vite fait malgré tout. Au moment où je m’apprête à sortir, l’un des gars de la chambrée ouvre un œil et me demande s’il peut prendre une photo avec moi. Il enfile deux habits et on prend une photo. Je fais le check-out. Dehors il y a une musique de fête. J’avale deux bananes pendant que je récupère les emails et messages du matin puis je sors.

Taishan à ZhengzhouLe départ de la course officielle de Taishan a lieu le matin de mon départ de la ville.

La course officielle de Taishan

Juste devant l’auberge, au début du chemin vers le sommet de la montagne, c’est le départ de la course d’ascension de la montagne. Beaucoup de jeunes mais pas que. A un jour près, si je l’avais su, j’aurais participé. Lors de ma deuxième ascension (hors mode course et donc avec déjà plus de 1450m dans les jambes) mon temps cumulé est environ à +10% du premier de l’an dernier. Tout de même, je suis sûr que c’était plus fun et positif de courir avec les pèlerins que contre des jeunes chinois.

J’assiste au départ, alors que mon bus pour la gare s’en va sans moi. Ce n’est pas grave, je suis en avance et il y a des bouchons.

Arrivée à la gare de Tai’an

Je commence ma route à pied puis j’attends le bus quelques arrêts plus loin. J’arrive avec une bonne heure d’avance à la gare.

Taishan à ZhengzhouDepuis l’arrêt de bus, pour rejoindre la gare il me faut traverser ce flot désordonné de véhicules.

Quand je rentre dans le hall d’attente, j’ai cent regards posés sur moi. Hors mis trois européens que j’ai aperçu sur la montagne je n’en ai plus croisé depuis… Depuis Datong en fait !

Taishan à ZhengzhouLe hall d’attente de mon train une heure avant le départ.

On est plus dans une grande ville, il vaut mieux avoir assimilé quelques caractères de base car rares sont les traductions en anglais même dans la gare.

Quand le train arrive, c’est une petite cohue. Un paquet de gens et seulement 3mn pour contrôler et embarquer tout ce monde. Pour arriver jusqu’au 17e wagon il me faut quand même faire une petite course sur le quai. (l’accès au quai n’est autorisé qu’aux passagers du train qui vient d’entrer en gare).

Taishan à ZhengzhouPetite cohue au moment de l’accès au quai.

Le trajet vers Zhenghzouh

Le wagon est plus vieux que d’habitude. A côté de moi j’ai une famille “de la campagne” et en face trois jeunes qui ne parlent pas plus anglais. Trois mots, parfois ça suffit.

Pour établir un semblant de communication je leur montre le résumé de mon voyage écrit en anglais et en chinois. Je leur montre ensuite quelques photos mais le flot de la discussion s’assèche faute de mots.

Les jeunes descendent quelques arrêts plus tard et me font signe « au revoir » depuis le quai. Le voyage continue, la dame « de la campagne », volumineuse au regard de chien triste, dort, sue…

Quelques heures plus tard, à Xu Zhou (le dernier caractère est le même que ma ville de destination), la famille descend et le fils adolescent me fait lui aussi un au revoir avec un grand sourire depuis le quai. A 13h30, donc, tous mes voisins ont changé mais pas l’ombre d’un anglophone à l’horizon. De fait, j’ai sorti mon Dickens, du pur “anglophone” pour le coup.

Le train repart après une bonne pause. La suite du voyage est une longue attente malgré des voisins qui changent. Heureusement je commence à accrocher au Dickens pourtant écrit en anglais de l’époque.

A quel moment descendre du train ?

Restait toujours le problème de savoir où descendre mais en fait la solution est évidente : jusqu’à présent les trains chinois ont moins de dix minutes de retard (selon mon expérience sur des trajets de dix à trente heures) et je connais mon heure d’arrivée. J’y pense aussi maintenant, j’ai ma position GPS et j’ai rentré en POI les gares de mes destinations.

Zhengzhou

J’ai rendez-vous à la sortie Sud-ouest (deux caractères que je connais, ça tombe bien). Mon hôtesse de la ville m’attend. La ville de Zhengzhou est énorme. Je n’ai jamais vu le plan et en trente minutes de voiture, toujours dans le centre ville, je suis “perdu”. Enfin je suis très bien accueilli et j’ai droit à un repas gargantuesque. Comme souvent en Chine on commande pour six quand on est trois et là, je mange pour trois à moi seul. Ce n’est pas faute d’avoir mangé de la journée – pommes, bananes, nouilles, biscuits – mais j’ai faim et c’est bon :-).

 

Taishan à ZhengzhouMes hôtes m’offre un repas gargantuesque à mon arrivée à Zhengzhou.

Je suis censé me coucher tôt mais on discute et je gère quelques messages urgents.

Le plan pour demain

Demain il est convenu que j’aille à Song Shan en voiture avec le mari de mon hôtesse qui ne parle pas anglais… Mais nous avons cherché plusieurs traducteurs automatiques et évalué leurs capacités.

Mon lit est prêt. Comme une couverture très épaisse posée par terre :-). Il est 23h30, demain le réveille sonnera à 7h15 et il va falloir que je me dépêche !

Au programme : la course sur Song Shan, une petite montagne dans les environs Shaolines – quant au déroulement de la journée, je pense qu’il va réserver des (belles) surprises.

Lire la suite : Jour 17 La course de Song Shan

 

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